L’importance de la prévoyance pour les chirurgiens en exercice libéral
En libéral, l’arrêt de travail n’est jamais anodin. Pour les médecins, il ne signifie pas seulement une perte de revenus, mais la poursuite inexorable des charges professionnelles : loyers, salaires de secrétariat, remboursements d’emprunt, cotisations sociales… Et pourtant, trop peu de praticiens prennent le temps de se pencher sur leur couverture en cas d’incapacité temporaire.
Les risques d’un arrêt de travail pour un chirurgien libéral
Dans l’exercice libéral, la force de travail du praticien est le pilier central de son activité. Lorsque cette force de travail est mise à l’arrêt, même temporairement, c’est toute la structure qui vacille. Contrairement aux idées reçues, les médecins libéraux ne sont pas à l’abri des aléas de la vie : une blessure, une maladie, une opération imprévue peuvent entraîner une interruption brutale de l’activité, avec des conséquences financières immédiates.
Une couverture de base qui montre vite ses limites
Depuis 2021, les médecins libéraux bénéficient d’un mécanisme d’indemnités journalières versées par la CPAM, dès le 4e jour d’arrêt, pour une durée maximale de 90 jours. Ce dispositif constitue une avancée indéniable, mais reste largement insuffisant pour compenser les besoins réels d’un professionnel libéral. Il couvre partiellement les pertes de revenus, mais ne prend pas en compte les frais fixes essentiels liés à l’exercice – tels que le loyer du cabinet, les charges salariales ou les remboursements d’emprunt.
Passé ce délai de 90 jours, la prise en charge est transférée à la CARMF, la caisse de retraite des médecins libéraux. Mais là encore, les limites du système se font sentir : les indemnités ne sont versées qu’après un délai de carence de trois mois, et leur montant reste plafonné. Aucune aide n’est prévue pour les charges professionnelles récurrentes. Ce double dispositif – CPAM puis CARMF – offre une couverture de base, mais ne suffit ni à maintenir le niveau de vie, ni à protéger la structure du cabinet.
Pourquoi la prévoyance chirurgien est aujourd’hui indispensable ?
Face à cette réalité, la prévoyance complémentaire n’est pas une option de confort, mais un outil de gestion des risques indispensable. Elle permet d’anticiper l’imprévu, d’assurer un maintien de revenus plus proche du niveau habituel, et surtout, de prendre en charge les frais professionnels fixes qui, sans cela, peuvent rapidement mettre en péril l’activité du cabinet.
Cette protection, souvent négligée en début de carrière ou reportée à plus tard, devient une évidence lorsque l’on y est confronté de plein fouet. Les deux témoignages qui suivent, livrés par des chirurgiens orthopédistes expérimentés, illustrent concrètement les conséquences d’un arrêt de travail non anticipé, et la valeur réelle d’un contrat de prévoyance adapté à leur mode d’exercice.
Témoignage 1 –chirurgien orthopédiste du membre supérieur, en libéral depuis 12 ans
« Je n’avais jamais envisagé de m’arrêter. Comme beaucoup d’entre nous, je suis passionné par mon métier. Jusqu’au jour où une rupture du tendon d’Achille lors d’un match de tennis m’a immobilisé plus de deux mois. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai vraiment pris conscience de ma vulnérabilité.
J’ai découvert alors les limites réelles des indemnités versées par la CARMF. Le délai de carence, la hauteur des indemnités journalières, et surtout l’absence de prise en charge des charges fixes de mon cabinet m’ont mis dans une situation compliquée. Heureusement, j’avais souscrit quelques années plus tôt à un contrat de prévoyance complémentaire bien calibré. Il m’a permis de maintenir un niveau de vie correct, de couvrir mes frais professionnels, et de me concentrer sur ma rééducation sans la pression financière.
Aujourd’hui, je conseille à tous mes confrères de s’interroger sérieusement sur leur protection. Une blessure, une maladie, une opération imprévue : cela n’arrive pas qu’aux autres. Notre métier repose sur nos mains, notre mobilité, notre disponibilité. Il suffit parfois d’un incident mineur pour tout déséquilibrer. »
Témoignage 2 –chirurgienne orthopédiste spécialisée en traumatologie, exerçant en clinique
« Lorsqu’on exerce en libéral, on pense souvent que la rigueur, la compétence et l’organisation suffisent à faire tourner son cabinet. Ce que j’ai appris à mes dépens, c’est que l’imprévu ne se maîtrise pas.
Il y a deux ans, j’ai contracté une maladie. Au début, je me suis obstinée à travailler. Puis j’ai dû me résoudre à m’arrêter plusieurs semaines. La CARMF ? Les indemnités ont mis du temps à arriver, et le montant ne couvrait même pas mon loyer professionnel. Les charges continuaient à courir, sans parler des annulations d’interventions et de consultations.
Fort heureusement, mon contrat de prévoyance m’a permis de compenser la perte de revenus. Sans cela, je ne sais pas comment j’aurais fait face. Ce que j’apprécie aujourd’hui, c’est que mon contrat a été adapté à mon mode d’exercice : en cas d’arrêt, il couvre à la fois mon revenu personnel et mes charges fixes, sans délai de carence démesuré.
Je crois que dans notre spécialité, on oublie trop souvent de se protéger. On est dans l’action, dans l’urgence, mais une simple blessure ou une pathologie professionnelle peut mettre à mal toute une organisation. La prévoyance, ce n’est pas du luxe : c’est un filet de sécurité indispensable. »
Ces deux témoignages illustrent une réalité simple mais trop peu anticipée : nul n’est à l’abri d’un coup d’arrêt imprévu. Dans un contexte libéral où l’activité repose entièrement sur la disponibilité du praticien, une prévoyance bien pensée n’est pas un confort, mais une nécessité. Elle garantit la continuité, protège les acquis et permet de se rétablir sans ajouter l’inquiétude financière à l’épreuve médicale. Que l’on débute son exercice ou que l’on soit installé depuis plusieurs années, il est essentiel de prendre le temps d’évaluer ses besoins réels, de comprendre les carences et plafonds des régimes obligatoires, et de se doter d’une protection adaptée. Car anticiper, c’est déjà se protéger.
Urgences Main
Le patient est vu par le chirurgien ou le médecin urgentiste; il est ensuite admis si nécessaire pour une prise en charge chirurgicale rapide.
Suite à l’intervention : prévoir un accompagnant pour vous ramener chez vous et rester avec vous la soirée

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